2005 fut l'année où je décidai que mes années de célibat avaient mérité d'arriver à terme, et qu'il était temps d'entreprendre dans les règles de l'art (quoique...) une relation amoureuse hétérosexuelle normale (pléonasme ?) -- bien obligé vu que mon chat s'était fait la malle.

2005 fut l'année où je me rendis compte que le fait d'aimer quelqu'un lui donnait un pouvoir immense pour me faire souffrir.

Août 2005 fut le mois de tous les espoirs (cf. billet précédent). Septembre fut le mois des doutes, Octobre celui des désillusions, Novembre celui du renoncement.

C'est dur d'arriver à dire : toi que j'ai aimée, comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma, toi qui m'as fait tant de mal, toi qui n'as pas voulu que je t'aide à surmonter ce qui te rongeait, j'ai décidé de t'abandonner à ton triste sort, parce que je ne peux désormais plus continuer sans me perdre moi-même. Toi en qui je croyais tant, toi qui m'as tant malmené, toi qui à présent souffres que je ne sois plus là, tu m'as fait plus de mal que de bien, et même si je ne t'en veux pas, j'arrête. La vie est trop belle, trop courte et trop ingrate pour que je devienne l'esclave de ton propre mal-être. Et maintenant que tu as ouvert les yeux, et que tu dis changer, il est bien trop tard et je n'ai plus envie.

Voilà, ça c'était pour le côté affectif. Je ne m'attarderai pas sur l'amélioration notable des relations avec mes proches, notamment ma famille, notamment mes parents. Il y a eu des tonnes de choses pas cool par le passé, je m'en suis pourri la vie pendant bien longtemps mais à présent il est temps de se décrotter les pieds et de lâcher un sourire.

Ensuite, le côté professionnel. La seule proposition à peu près potable fut celle d'ATS, que j'ai déclinée (27k€ sur Paris, ça me paraissait un peu juste). Quelques mois de flottement, d'indécision.

Et puis j'ai fini par me lancer en Novembre. Je suis à présent à mon compte (entreprise individuelle), disposant de petites exonérations et autres allocations toujours bonnes à prendre pour un ex-chômeur comme moi qui se lance sur son propre bateau.

2005 fut l'année des décisions. 2006 me dira si elles furent bonnes.

« Tu as l'air heureux », me dit-on régulièrement depuis quelques temps. Il est vrai qu'avant c'était tellement rare ou éphémère... En tout cas j'ai bien l'intention de rester dans cet état aussi longtemps que possible. Il semblerait que les choses se présentent plutôt bien :)

En tout cas, bonne année à tous les vagabonds qui se sont perdus sur ce ressuscité de blog, et à très bientôt, promis.